Initiative exotique pour le Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification dans les métiers du bâtiment et des travaux publics (GEIQ) de Bourgogne ! Fin juin, une délégation régionale s’est rendue dans l’un des départements et territoires d’Outre Mer les plus méridionaux afin d’y prêcher la bonne parole et faire part de son savoir-faire : la Guyane.
Sous la houlette de Daniel Cartereau, directeur du GEIQ Bourgogne, l’association gérée par les chefs d’entreprise destinée à favoriser l’insertion et la qualification des jeunes peu ou pas qualifiés dans la vie active a brillamment rempli sa mission à Cayenne. L’objectif était simple : concrétiser la création d’une structure similaire en terre guyanaise après deux longues années de patientes réflexions.
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Etablissement de proximité, ouvert aux initiatives des entrepreneurs qu’ils soient artisans, commerçants ou industriels, la Banque Populaire de Bourgogne Franche-Comté soutient depuis fort longtemps le talent des professionnels à travers ses différentes actions quotidiennes. Chaque année, elle accompagne près de 60 000 créateurs et repreneurs d’entreprise au plan national.
L’an dernier, c’est un créateur sur trois qui a bénéficié de son soutien pour donner naissance à un projet professionnel. Première banque régionale à accorder des PCE (Prêts entreprises) avec près de 30 % de part de marché, la Banque Populaire de Bourgogne Franche-Comté ne pouvait manquer de célébrer comme il se doit, et avec la manière, le trentième rendez-vous des Prix Stars et Métiers, une manifestation interrégionale où elle a attribué des récompenses distinctives aux plus beaux projets artisanaux de l’année écoulée.
Dès que le regard se pose sur l’œuvre, on y voit un ciel bleu azuréen parsemé de rares nuages à la fluidité évanescente. Au premier plan, des dunes de sable s’érigent majestueuses vers ce ciel pur et lumineux comme au plus beau jour de l’existence. Un bougainvillée et quelques branches de palmier identifient les origines de la contrée. Le désert. Dans sa parfaite immensité. Oui, mais avec des perspectives consacrées à sa version oasis. L’onirisme et l’envie de s’évader. Une ouverture en forme de voûte ramène le regard du spectateur à davantage de réalisme. Il s’agit d’une fresque murale de très belle facture. Un « trompe l’œil » dont l’auteur n’est autre qu’une jeune femme, âgée de 23 ans à peine, Pauline Douady, diplômée de l’école de peinture décorative Mur Dec de Nantes.
Un parcours des plus flatteurs
« On ne devient pas un M.O.F. (Meilleur ouvrier de France). Mais, lorsque l'on réussit ce difficile examen de passage, on rejoint avec fierté cette grande famille corporatiste en étant l'un des meilleurs ouvriers de France ! ».
Subtile nuance que désire apporter le jeune chef d'entreprise de Fontaine la Gaillarde. A 37 ans, Fabien Pairon poursuit un rêve, débuté il y a déjà trois ans. Rien ne l'obligeait en vérité à emprunter ce chemin long et sinueux qui lui a pourtant tiré des yeux quelques larmes au goût amer. Ce papa de deux jeunes filles est un garçon lucide. Le sens du sacrifice familial lui fait mal. On le sent au timbre de sa voix qui s'enroue. Son regard porte loin en fixant l'horizon. Prétendre arborer un jour le plastron tricolore au col de sa veste blanche se mérite. L'essentiel se résume en une seule motivation : du travail, du travail et toujours du travail...
Disputer la finale d'un concours national comme celui du Meilleur ouvrier de France est avant tout un vrai sacerdoce pour le postulant. Des centaines d'heures dépensées sans compter sont nécessaires pour atteindre l'objectif suprême. Toucher le Graal !
Pédagogie et entreprise
