Son large sourire s’affiche face à l’appareil photographique. Naturelle, Laurence Debercq ne prend pas la pose. Se montrer ne lui plaît guère même si elle arbore fièrement le splendide trophée devant elle. Légitimée par ses pairs, cette fille d’agriculteurs vient de connaître la gloire lors du récent congrès national de la fameuse structure FCE qui fédère les femmes françaises à la tête de sociétés dynamiques. Poussée par Claudine Soutumier, l’actuelle présidente de l’antenne départementale de l’Yonne, elle n’a pas hésité à présenter un dossier de candidature au trophée national FCE, choisissant la catégorie « création/reprise ». Grand bien lui en a pris ! A 46 ans, Laurence Debercq, à la tête d’une très vieille institution, La Scierie de Véron, fondée en 1906, n’est pas revenue les mains vides de cet évènement concocté sous les ors de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. Nivernaise d’origine, Laurence a connu un parcours plutôt atypique. Des études informatiques la dirigent vers la supervision industrielle. Notamment dans la capitale où elle effectue ses gammes. Puis, la jeune femme provoque le destin en acceptant l’opportunité de rejoindre la Maison de l’Entreprise de l’Yonne, où elle intègre le pôle qualité et gestion. Une expérience fructueuse à plus d’un titre qui lui confère une maturité supplémentaire. Et surtout, l’irrésistible envie de devenir enfin chef d’entreprise à part entière.