Filiale du groupe régional, Bourgogne Recyclage dont le siège social est situé en périphérie de Beaune, Yonne Recyclage inaugurera le 31 octobre la nouvelle configuration de sa plateforme logistique icaunaise, servant à la collecte, au tri et au traitement des déchets industriels sur la commune de Venoy. Ce sera l’achèvement définitif de plusieurs mois de travaux ayant nécessité une enveloppe budgétaire d’un million d’euros afin de procéder à l’étanchéité de cette zone de stockage importante dans le bassin auxerrois, l’édification d’un hangar d’accueil pour les métaux ferreux et non-ferreux ainsi que la construction de bureaux administratifs flambants neufs.
Repris en 2010 par Yonne Recyclage à la société SOTRIBAT, ce site de collecte et de traitement mène une mission de valorisation des déchets, issus de la filière industrielle ainsi que des collectivités et autres prestataires de services. Outre les différentes variantes de métaux, transitent en grande quantité sur cette infrastructure des matières aussi disparates que le carton, le bois ou les DIB (déchets en mélange). A l’issue de leur collecte, ces produits suivent ensuite le cycle de la valorisation énergétique ou de la matière, permettant de recréer de nouveaux objets propres à la consommation.
Rivaliser avec les plus grands de ce secteur
Apparue il y a une soixantaine d’année et portée par le dynamisme de son fondateur Etienne SECULA, Bourgogne Recyclage, la maison mère de cette entreprise familiale, emploie aujourd’hui 230 collaborateurs pour un chiffre d’affaires consolidé à 40 millions d’euros. Dirigée par Pascal, petit-fils du fondateur, cette entreprise rivalise avec les plus grands opérateurs de ce marché de la collecte et du traitement des déchets : Veolia, Coved, Sita, De Richebourg…
La PME s’est installée dans l’Yonne en acquérant le site d’Auxerre Venoy en 2010 et en y développant une quinzaine d’emplois. L’an dernier, elle a ajouté à son escarcelle une nouvelle implantation située dans le Doubs. Dès lors, Bourgogne Recyclage n’a pas caché ses intentions de jouer un rôle majeur sur les régions limitrophes de son fief de prédilection, à savoir le Rhône Alpes, la Champagne Ardenne, le Centre et même l’Ile de France où elle possède un site à Nogent sur Seine.

Convaincre les plus réfractaires…
Bourgogne Recyclage travaille désormais en direct avec les grands noms de l’industrie à travers leurs sites régionaux : Areva à Chalon sur Saône, Solvay dans le Jura et bon nombre d’équipementiers de l’automobile. Ce sont in fine des centaines de milliers de tonnes de déchets industriels qui échouent chaque année dans les différentes zones de traitement réparties en Bourgogne et Franche-Comté. « Certes, constate David CARRETTE, le responsable du développement du groupe, les volumes diminuent légèrement depuis 2009 du fait du ralentissement de l’activité industrielle en France dont nous sommes très dépendants. Nonobstant, il existe encore des entrepreneurs réfractaires à l’idée de gérer au mieux leurs déchets. Il nous faut les convaincre lors de rencontres prospective et pédagogiques…».
Néanmoins, bon nombre de corporatismes (BTP, automobile, artisanat…) se disent prêts à franchir le cap dans la valorisation de leurs déchets. Ce qui est positif pour Bourgogne Recyclage et ses diverses filiales qui y exercent leur professionnalisme.
Bénéficiant d’un arrêté préfectoral qui l’autorise à traiter les déchets dangereux, Yonne Recyclage entrevoit de belles perspectives de développement avec ce site modifié. La croissance semble amorcer un véritable retour et d’autres étapes se profilent déjà à brève échéance. Par exemple, la mise en place d’un service de déchetterie professionnelle pour les petits producteurs de déchets jugés potentiellement dangereux. Si l’essor économique se confirmait, de futures embauches seraient à prévoir, notamment celles de chauffeurs, de commerciaux et de postes évoluant dans la logistique. Un chiffre traduit bien cet état de fait positif : chaque année, il se crée 2 % d’emplois sur ce secteur d’activité en France…