Après l’ouverture d'un site dédié aux formations inhérentes au développement durable et à l’énergie verte à Saint-Sauveur (Pôléthic), la Puisaye peut désormais s’enorgueillir de posséder un nouvel établissement ultra moderne dans sa conception définitive. Cet espace accueillera à son tour des séances pédagogiques instructives destinées aux futurs professionnels de secteurs aillant grand besoin de valeurs ajoutées. Il s'agit du BTP, de la bureautique, de la mécanique et des métiers de service à la personne. Fin novembre, la commune de Champignelles inaugurait en présence de nombreuses personnalités un édifice soutenu par le Conseil régional de Bourgogne à hauteur de 800 000 euros : le Pôle de formation aux services des entreprises. Il est également désigné, par certains, comme étant le centre technologique de formation et de communication…
La vocation primaire de ce site stratégique pour le Pays de Puisaye Forterre, conçu dans le cadre d'un Pôle d'excellence rurale validé lors de la visite de l'ancien ministre Dominique Bussereau en mars 2007, est de recevoir tous les publics susceptibles de bénéficier d'un savoir-faire supplémentaire. Des formations individualisées, déjà effectives, prouvent que le concept ne peut que valoriser la démarche voulue par de nombreux acteurs économiques de cette contrée, le président du Pays Puisaye Forterre en tête. Alain Drouhin a dès le début de cette initiative louable donné son aval pour que ce projet soit mené à son terme. Dans l'intérêt du bassin d'emploi qui s'appuie sur plusieurs outils fonctionnels en faveur de la formation. Déjà des résultats probants pour l'emploi...
L'édile de Champignelles, Jacques Gilet, ne cache pas lui non plus son entière satisfaction devant le mode opératoire et la pertinence du système. Une formation spéciale « soudure », métier de la filière industrielle pourtant considéré à juste titre comme de la denrée rare sur le marché de l'emploi, s'est achevée ces jours-ci de très belle manière. Octroyant au passage trois embauches fermes et définitives au sein du groupe SIRIUS à Bléneau. Depuis sa mise en route, en 2010, ce pôle de formation aux services des entreprises justifie son appellation. D'anciennes secrétaires de direction, exerçant une activité 100 % administrative, y sont suivies des stages de ré-adaptabilité à la maîtrise technique de langues étrangères (anglais) ou à l'utilisation poussée de la technologie du multimédia. Résultat : toutes ont repris le chemin du travail...On pourrait ajouter à cette liste non exhaustive les exemples des formations envers la filière de la grosse électricité (interventions directes sur les poteaux) menée en symbiose avec le syndicat de l'électrification basse tension.
Accueilli dans un premier temps au sein du CFPPA local (le centre de formation agricole), l'embryon de ce qui deviendra cinq ans plus tard le concept labellisé par le Pôle d'excellence rurale, a grandi grâce au travail coopératif de différents partenaires. Le CFA Bâtiment de l'Yonne, pour les filières de ce secteur, et la Maison de l'Entreprise ANIFOP, qui chapeaute depuis l'ensemble des cycles de formation destinées à l'industrie.

Une commune inféodée à l'esprit de la formation... Construit non loin du centre de formation agricole qui a déjà fait la renommée de la commune (auquel il faut ajouter l'école d'application vétérinaire d'Alfort), le pôle de formation aux services des entreprises (PFSE) de Champignelles proposera des modules à la carte.
Selon les demandes express des entreprises. Sur 350m2, il y sera décliné un panel de formations destinées à satisfaire les entreprises du bassin d'emploi territorial. Mais, pas seulement, comme l'a confirmé le maire, Jacques Gilet, chantre de l'enseignement de l'apprentissage et de la formation depuis qu'il propose depuis 23 ans les Entretiens de Champignelles, événement conceptuel réunissant chaque année plus de 150 élus autour de thèmes de réflexion. D'aileurs, l'édile préside le comité de pilotage de ce pôle de formation depuis son démarrage en 2007. Fruit succulent d'une étroite osmose entre l’Etat (ses services ont équipé le centre de matériels performants) et des collectivités, le pôle de formation aux services des entreprises pourrait accueillir plusieurs centaines de stagiaires, tout âge confondu, dès l'année prochaine...



Dans le cadre d’un partenariat entre l’AFPI de l’Yonne et la Kent School of English (KSE), un prestigieux établissement situé à Broadstairs dans le sud de l’Angleterre, deux formateurs de KSE (Philip Carter et Duncan Cotton) ont sillonné notre département durant quelques jours.
Ils y ont animé des séances d’apprentissage à l’anglais dans sept établissements (écoles primaires, collèges et lycées). Ces séances d’échange et découverte (animées stricto sensu en anglais) ont été réalisées en direction des élèves, mais aussi des professeurs. Des sessions spécialisées ont également proposées aux professeurs d’anglais.
Depuis quinze ans, l’AFPI de l’Yonne propose également des séjours linguistiques de une à quatre semaines en Angleterre en immersion totale, avec encadrement durant la journée et hébergement en famille d’accueil. Ces séjours s’adressent aux jeunes de 11 à 18 ans et aux adultes.
Rappel des activités du département langues de l’AFPI en quelques chiffres : ce sont 500 passages du TOEIC par an, 400 personnes formées chaque année et 10 semaines intensives d’anglais en 2011. L'Yonne est incontestablement à l'heure britannique !
L'une des quatre-vingt huit constellations décorant notre voûte céleste, visible depuis l'hémisphère nord, aurait-elle inspirée les deux créatrices de ce nouveau projet ? Où serait-ce en référence à la reine égyptienne éponyme, mère d'Andromède dont la mythologie grecque nous vante les qualités que le cabinet CASSIOPEE a été porté sur les fonts baptismaux le 1er septembre dernier ? En vérité, l'explication se veut plus simpliste !
Car, derrière cette curieuse sémantique aux accents ésotériques se cache en fait une abréviation nettement plus limpide à la compréhension du commun des mortels. Celle-ci dévoile la clé, telle un précieux sésame pour les béotiens, ce rébus insolite.
Déçu du système éducatif national...
Issue d’un réseau englobant huit autres structures similaires en France, l’école supérieure de management, située au sein de la Maison de l’Entreprise de l’Yonne, porte les valeurs intrinsèques de l’alternance auprès d’une centaine d’étudiants qui la fréquente. A chaque exercice, et ce depuis vingt ans, les résultats des examens confirment que les liens ténus, tissés avec les entreprises locales et plusieurs partenaires européens, réussissent aux futurs diplômés.
Entre 95 et 98 % des lauréats ayant obtenu le précieux sésame au terme de leur cursus vécu en alternance (partage de l’emploi du temps entre le centre de formation et l’entreprise) intègrent la vie professionnelle avec un emploi très sérieux à l’appui. La récente remise de diplômes de la promotion 2011 le prouve. Le passage au sein de la « Business Management School » d’Auxerre offre des perspectives plutôt attrayantes pour celles et ceux qui possèdent en eux la volonté de réussir !
Réussite à l’international
Dispensant depuis une dizaine d’années différentes formations dans les domaines de l’image et du son, le groupe ACFA Multimédia a décidé d’investir la Bourgogne en développant une nouvelle antenne à Chalon sur Saône, le berceau historique de la photographie. Ce choix semble logique puisque la sous-préfecture de Saône et Loire possède, outre un musée rassemblant de nombreuses pièces de la collection Niepce, e pôle Image et Son Nicéphore Cité ouvert depuis plusieurs années.
L’implication des agences économiques de développement
Pour la troisième année consécutive, l’organisme paritaire collecteur agréé interbranches, interprofessionnel et régional propose une nouvelle mouture de son guide de formations collectives à usage des petites et moyennes entreprises de la région Bourgogne. Fidèle à ses principes de vulgariser la connaissance à très large échelle, la cible privilégiée de ce spécialiste de la formation continue demeure avant tout les structures professionnelles qui emploient entre moins de dix salariés et une cinquantaine de collaborateurs.
Troisième acteur national en matière de gestion de la formation professionnelle continue, OPCALIA représente à ce jour 40 000 entreprises adhérentes. Ces dernières emploient environ deux millions de personnes issus de vingt-deux branches et secteurs d’activité différents. En 2008, 396 millions d’euros avaient été collectés par cet organisme au titre de la formation professionnelle des salariés. Aujourd’hui, OPCALIA constitue une force incontournable dans le paysage de la formation continue française. S’appuyant sur un réseau de vingt-huit opérateurs régionaux dont la Bourgogne, la structure couvre l’ensemble du territoire avec un effectif de 550 collaborateurs.
28 actions de formations différentes
Dépendante de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, l’école de gestion et de commerce de Sens, adhérente au réseau des EGC de France, connaît depuis son ouverture, survenue en septembre 2008, un irrésistible intérêt auprès de son jeune public. Primo, des cursus de grande qualité préparent les bacheliers au niveau bac + 3. Secundo, l’attrait de la proximité géographique capte les attentions de tout un chacun. Plus besoin de trop s’éloigner de son giron familial pour suivre un cycle d’enseignement supérieur.
Forte de ses trente-quatre établissements, répartis sur le territoire national, l’enseigne « EGC » jouit d’une solide notoriété. Pour beaucoup, elle est considérée comme la petite sœur des écoles de commerce traditionnelles à l’instar de celle de Dijon dont elle s’inspire dans son mode de fonctionnement.
Implantées dans des villes de taille moyenne à l’équivalence de Sens (30 000 habitants), les « EGC » contribuent en fait à préserver une alternative judicieuse auprès des étudiants qui ne souhaitent pas quitter leur département d’origine.
Grossir les effectifs de manière raisonnable
Encourager les talents et les bonnes volontés vers la création d’entreprises : c’est le leitmotiv quotidien de l’association nationale des jeunes entrepreneurs de France. Opérationnelle depuis quelques mois sur le territoire de l’Yonne, ANJE (une structure associative à l’appellation quasi divine !) reçoit des jeunes gens issus de quartiers sensibles porteurs de projets professionnels.
Apparu à Mantes la Jolie (78) au cours de l’année 2004, le concept a été porté par Aziz Senni. Ce garçon dynamique a perçu l’intérêt de sortir de l’ornière sociale en créant son propre outil de travail. Précurseur, il l’a élargi à l’ensemble de l’hexagone, surfant ainsi sur la vague modale du micro crédit et du statut de l’auto-entrepreneur. Le hasard de l’existence lui permet de rencontrer un homme providentiel : Alain Joly, ancien président du groupe Air Liquide qui croit en ses possibilités. Grâce à cet appui de taille, le projet initial peut dès lors essaimer à travers les régions françaises…
Parmi les projets : les services et le commerce de proximité
Un petit vent frisquet a accueilli le 9 février dernier à Auxerre les signataires du parchemin commémoratif d’un évènement capital pour le devenir du centre de formation et d’apprentissage de la filière BTP de l’Yonne : la pose d’une première pierre. Et pas n’importe laquelle ! Puisqu’il s’agissait de célébrer devant un parterre d’invités hétéroclites le nouvel espace Gros Œuvre et Couverture dont les travaux devraient trouver leur terme d’ici la fin du second semestre.
La froidure ambiante rappelait en fait aux nombreux participants de cette cérémonie protocolaire les difficultés physiques que rencontrent parfois, au gré des caprices de la météo, les professionnels de ce corporatisme, branche flamboyante de l’activité économique de notre pays. « Quand le bâtiment va, tout va ! », se plaît à signaler d’une manière populaire le fameux adage.
Or, avec le lancement de cette première tranche de travaux (3,8 millions d’euros d’investissement), le milieu du bâtiment et des travaux publics, par la voie de sa filiale formation, démontre que le secteur possède de sérieuses réserves pour affronter l’avenir tout en l’optimisant. Chaque intervenant, qu’il s’agisse d’un institutionnel ou d’un politique, devait en se succédant à la tribune officielle insister d’une seule et unique voix sur le nécessaire intérêt offert par la formation. Si autrefois, on venait aux métiers du BTP par défaut à la suite d’un échec scolaire, aujourd’hui, grâce à l’immense panel de possibilités existantes et le souci de l’accompagnement, on y arrive par vocation !
D’autres tranches de travaux en perspective…
Après la région Nord Pas de Calais, c’est l’Ile de France qui va accueillir les finales nationales des traditionnelles Olympiades des métiers à Paris Porte de Versailles. Durant trois journées d’un intense travail, près de 750 jeunes candidats âgés de moins de 23 ans vont se disputer avec âpreté la plus haute marche du podium dans leur métier respectif.
Concoctée en partenariat avec World Skills France, la manifestation va réunir sous le même espace de jeunes professionnels talentueux, provenant de 23 régions de l’hexagone et d’Outre-Mer. On notera la présence d’une vingtaine de participants de Bourgogne dont un seul icaunais, Benjamin Brain, jardinier/paysagiste exerçant à Etivey…
Parmi les 48 filières professionnelles représentées : citons entre autres les métiers de l’agriculture, des NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication), en passant par l’automobile, l’industrie, l’alimentation, les services, le secteur du BTP, etc.
Un an de travaux avant que les choses ne se concrétisent de manière définitive.
Exit la toiture vétuste. Oublié les gouttières spasmodiques par temps de pluie et
l'extrême petitesse des lieux. L'ancien espace, dédié aux élèves suivant le cycle des
soins à la personne, ne relevait pas du plaisir mais plutôt d'une véritable sinécure
lorsqu'on le fréquentait ! Désormais, cela ne sera plus qu'un mauvais souvenir à
ranger au fond des mémoires aussi bien pour le corps enseignant que pour les
jeunes apprenties du CIFA d'Auxerre.
Le concept se nomme de manière plutôt basique « NOVAPEC ». Il est le fruit de l’imaginaire des spécialistes informatiques de l’APEC, l’association nationale pour l’emploi des cadres. Celle-ci souhaite à l’aide de ce nouvel outil interactif marquer ainsi sa prégnance dans le domaine du multimédia. Sur l’ensemble du territoire national comme en Bourgogne, grâce à sa délégation régionale implantée à Dijon et à ses multiples relais départementaux, l’APEC accompagne au quotidien les entreprises dans leurs stratégies de recrutements de cadres et conseille ces derniers dans la gestion de leur évolution professionnelle.
Le projet SEECOBAT ne possède plus la dimension d’une simple ébauche intellectuelle, servant de prétexte à la relance de l’activité d’une corporation en proie aux doutes et à la crise. Un an après son entrée en vigueur, il offre aujourd’hui à la filière l’excellente opportunité de pouvoir s’engager durablement en faveur de la sécurisation des parcours formatifs, tout en s’appuyant sur les préconisations émises lors du Grenelle de l’environnement. Par quel biais ? Grâce au rapprochement multi partite de différents acteurs économiques régionaux qui ont cru judicieux de mettre en commun une formation transversale vers plusieurs métiers du bâtiment !
