Les échanges de bons procédés, établis depuis deux ans entre la Mission Locale de l'Auxerrois, la Maison de l'Emploi d'Auxerre et leurs homologues de la communauté d'agglomérations d'Abidjan (Attécoubé, Treichville, Plateau) se poursuivent sur le ton de la réciprocité, de l'intérêt constructif commun et de la franche collaboration. Après avoir accueilli les élus de la Côte d'Ivoire en terre de l'Yonne il y a déjà plusieurs mois, ce sont les spécialistes de l'entrepreneuriat et des services techniques de cet organisme institutionnel qui ont eu la chance de découvrir les arcanes de nos structures dédiés à l'insertion et à l'emploi.
Une petite dizaine de personnes ont effectué le trajet les menant en Europe à la plus grande joie de Fabrice Clerc, responsable de la Mission Locale de l'Auxerrois et du directeur de la Maison de l'Emploi, Alain Bernier. Tous deux leur ont concocté un savoureux programme, fait de rencontres intéressantes en tout genre avec les acteurs de diverses filières économiques et de l'insertion de la région Bourgogne et de Franche-Comté. Les membres du Pôle Entrepreneuriat d'Abidjan ont pu, au cours de leurs pérégrinations, s'imprégner des méthodes employées dans l'Yonne qui servent à la relance économique grâce à l'insertion et à l'emploi.

Curieusement, le taux de croissance actuel de la Côte d'Ivoire démontre que le système économique fonctionne à plein régime, soit 9 % de croissance. Or, l'une des principales caractéristiques observées dans ce pays, qui a connu ses heures sombres lors du conflit meurtrier opposant les forces de Laurent Gbagbo à celles de Alassanne Ouattara, est l'absence probante de création d'emplois sur le terrain. L'immersion de techniciens et fonctionnaires ivoiriens dans le tissu économique icaunais n'a eu d'autres objectifs que de leur apporter des ressources intellectuelles et techniques nécessaires leur permettant ensuite, lorsqu'ils regagneront l'Afrique de confirmer, les bons résultats de la croissance en les convertissant sous la forme d'emplois fermes et durables.
L'approche multimédia, dûment expliquée par les équipes d'Auxerre, favorisera le retour sur investissement de cet échange peu ordinaire. En effet, le groupe de techniciens de l'Afrique équatoriale souhaite s'affranchir de nouveaux sites Internet dans leur pays. La population locale bénéficierait de ces possibilités en pouvant accéder avec plus d'aisance à la connaissance informatique, symbole universel de la soif du savoir. Dans leurs valises, les ivoiriens repartiront avec les outils usités par la Maison de l'Emploi et la Mission Locale, notamment des panoramas de la création d'activité ou ceux concernant les offres de formation déclinées auprès d'un public à insérer dans la vie active. Beaucoup de choses restent à créer à Abidjan et sur l'ensemble de ce territoire qui eut son heure de gloire avec la production de fèves de cacao. L'Yonne et ses instances institutionnelles souhaitent y contribuer à leur manière. En nous rendant visite, les ressortissants de Côte d'Ivoire ont déjà fait un sacré bout de chemin vers la voie de la normalisation du développement économique...






Se doter des meilleurs atouts possibles afin d’accroître sa prégnance sur les marchés européens. Depuis plusieurs mois, le fabricant icaunais, VEREM Remorques, accentue ses préparatifs en vue de l’homologation européenne de ses différents châssis. Un passage obligatoire pour exporter son savoir-faire vers des destinations européennes que la PME d’Etigny tente de conquérir depuis plusieurs mois. Si à l’heure actuelle, le poste « exportation » ne représente que 15 % de son chiffre d’affaires (estimé proche des sept millions d’euros en cette fin d’année), qu’en sera-t-il d’ici quelques mois ?
Un procédé d’homologation à reproduire tous les cinq ans…
Face à la recrudescence d’une rivalité farouche établie entre fabricants nationaux, l’entreprise icaunaise sait qu’elle peut capitaliser sur l’international pour prétendre jouer dans la cour des plus grands de ce secteur économique si âpre que représente le monde de la remorque. Rien qu’en région Bourgogne, on y recense de nombreux prétendants !
« Tous les cinq ans, notre stratégie consiste à faire homologuer nos différents châssis, explique Arnaud Aymard, ingénieur du bureau d’étude chargé du développement, la démarche facilite nos velléités à l’export (Belgique, Allemagne, Pays-Bas). Cela nécessite une mobilisation totale de nos collaborateurs (l’effectif s’articule aujourd’hui autour de 35 personnes) et un intense travail, fourni en amont, sur une durée d’une douzaine de mois avec des essais affinés en laboratoire…».
Etre détenteur de l'honorifique distinction de Meilleur ouvrier de France (MOF) donne forcément des ailes et de la reconnaissance. Membre de cette caste de prestige depuis quelques mois seulement, le charcutier-traiteur sénonais, Fabien Pairon, à la tête de l'entreprise L'Atelier G, en apprécie désormais tous les contours. Les rapports avec ses différents partenaires du monde professionnel ont considérablement évolué en un laps de temps très court. Aujourd'hui, pour construire un projet, ce jeune artisan de 37 ans n'a plus besoin de convaincre les banques pour arriver à ses fins. Il bénéficie d'arguments de poids où se déclinent sérieux, pratique et expertise. Un sésame indispensable pour élargir ses horizons...
Ceux-ci pourraient s'apparenter à un angle international. Et surtout au désir bien mûri d'exporter un savoir-faire acquis au fil de nombreuses années d'expérience. Pédagogue, il enseigne au lycée professionnel de Troyes. Un vécu qui lui confère une redoutable légitimité pour asseoir dans un fauteuil d'éventuels successeurs. Pourtant, en juin prochain, Fabien Pairon stoppera de manière irrémédiable cette singulière aventure engagée depuis plusieurs années avec le monde éducatif. Il en éprouvera sans doute des regrets. Mais, d'autres enjeux se présentent désormais à lui.
Plus petit des cinq prétendants français dans le domaine de la fabrication de mobilier médico-chirurgical, TOURINOX n’en est pas moins le plus véloce au niveau des affaires. L’entreprise de Toucy utilise précisément cette caractéristique liée à sa taille pour en faire sa force de frappe. Notamment, au niveau de la réactivité et de l’adaptabilité aux besoins d’une clientèle hétéroclite, composée exclusivement de maisons de retraite, de cliniques privées et d’établissements hospitaliers.
Sur cette niche économique qui souffre, la société icaunaise sait tirer profit de vingt ans de savoir-faire. Récemment, TOURINOX a remporté la mise face à la concurrence pour équiper le complexe hospitalier de Tahiti ! C’est dire si le dirigeant de la PME aux treize collaborateurs croit en ses chances et à son potentiel lorsqu’il entreprend une démarche auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie afin d’optimiser sa présence à l’international. Car si les volumes à l’export représentent à l’heure actuelle à peine 2 % du chiffre d’affaires, les choses devraient évoluer favorablement à l’avenir.
L’union fait la force, dit le dicton. L’adage s’applique d’ailleurs à merveille dans le domaine de l’économie. Notamment celui de l’exportation des compétences et des savoir-faire à l’international, un secteur toujours délicat à appréhender pour bon nombre de petites entités professionnelles de l’Hexagone.
A contrario de l’Allemagne qui recense près de 300 000 PME exportatrices, la France et ses 80 000 PME qui s’évertuent vaille que vaille à sortir leurs productions hors de notre territoire, font encore pâles figures dans le contexte de la mondialisation actuelle.
Que l’on se rassure ! Les choses devraient évoluer de manière positive au cours de ces prochains mois. Grâce à la pugnacité et aux initiatives ingénieuses d’exégètes dans ce domaine de compétences. Les entreprises bourguignonnes pourraient même en profiter très vite…
Accompagner les PME vers l’export
