Pas de trêve estivale pour les responsables départementaux de l’Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie de l’Yonne ! C’est ce qu’a laissé entendre il y a peu le président de la structure corporatiste icaunaise, Eric Moutard, fraîchement réélu pour un second mandat de trois ans à la tête de cet organisme fédérant plus de 300 membres. Les instances dirigeantes nationales lui ont donné raison cette année en proposant une foultitude de dossiers fondamentaux sur lesquels il faudra réfléchir et gérer dans un contexte économique très difficile. Un chiffre, un seul, résume l’atonie de ce secteur d’activité en proie à une grave crise de confiance : - 39 % ! Il ne correspond pas à la baisse du chiffre d’affaires global de la plupart des établissements. Mais, il symbolise le pourcentage de dossiers de financement non soutenus par les banques au terme de cet exercice si délicat. Le nombre de défaillances d’entreprise a connu une très nette progression au cours de ces derniers mois. Et l’optimisme ne semble pas être encore au rendez-vous lorsque l’on pense aux périodes à venir. Pourtant, loin de sombrer dans la morosité ambiante, les responsables de l’UMIH de l’Yonne souhaitent mettre en place différentes actions positives dès cet automne.

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Le Goût des Terroirs : une initiative attendue à la rentrée Une première opération, prévue le 1er octobre, leur fait déjà chaud au cœur afin de renouer les liens entre les consommateurs et les acteurs économiques de ce domaine. Il s’agira de la seconde édition du « Goût des Terroirs ». Lancée la saison dernière au plan national, cette initiative ayant comme objectif de faire découvrir les saveurs de la gastronomie française auprès d’un large public, sera reconduite. Le CIFA d’Auxerre accueillera pour la deuxième fois cet évènement qui réunira producteurs du terroir, professionnels de la restauration et institutionnels concernés par la démarche. Plusieurs réseaux économiques seront associés à l’organisation de cet évènement dont Bienvenue à la Ferme, Logis de France ou l’Amicale des Cuisiniers de l’Yonne aux côtés des trois chambres consulaires et des centres de formation promouvant les métiers de cette filière. Ce ne sera pas tout.

A l’essai à Nantes et dans l’ensemble du département de la Loire Atlantique à l’heure actuelle, le concept de « café culturel », défendu par le président national des cafetiers Laurent Lutz, récemment de passage à Auxerre, devrait être mis en place dans l’Yonne dès la rentrée. Soutenu par le Ministère de la Culture et UMIH Formation France, ce projet a pour principe de promouvoir de jeunes artistes interprètes locaux en quête de vitrines d’expression et de public. Les établissements cafetiers de catégorie 5 (ceux pouvant accueillir moins de deux cents personnes) servent de relais à ces jeunes talents eu égard à un cahier des charges très strict défini par les instances nationales du syndicat professionnel. Favoriser l’emploi artistique d’une région intègre l’autre composante de ce dossier aux multiples facettes en phase test dans l’ouest de la France. Une recette de sandwich national imaginée depuis l’Yonne…

Autre très bonne idée exploitable à court terme, selon le président Eric Moutard qui en est l’instigateur principal : la création d’un sandwich officiel, reconnu dans la France entière et portant les valeurs intrinsèques des cafetiers. La recette de ce produit 100 % français obtiendrait une homologation sous la forme d’un label de qualité. Ainsi, le « jambon/beurre national » se composerait de véritables ingrédients naturels et authentiques (beurre de baratte, jambon de pays, cornichons issus de filières agricoles locales, pain spécialement conçu par des artisans boulangers…). Il respecterait également une taille précise au préalable déterminée. La revalorisation du sandwich français, vendu auprès des bars et cafés de France mais aussi via la grande distribution, interviendrait au moment où de plus en plus de chaînes et autres franchises de la restauration rapide développent à la vitesse grand V leurs échoppes partout dans l’hexagone. Eric Moutard défend ce projet avec beaucoup d’enthousiasme au côté du président national de l’UMIH, Roland Héguy : l’avenir de la filière de l’industrie hôtelière en dépend peut-être…