Le secteur emploie environ 160 000 personnes

Le développement de l'artisanat en milieu rural se heurte néanmoins très largement, dans les zones les moins denses, à la faiblesse du marché local. Le nombre d’entreprises de boulangerie-pâtisserie est passé de 36500 en 1990 pour se stabiliser autour de 32000 depuis 2006, soit 1 boulangerie pour 1800 habitants.

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Mézilles, 590 habitants, a trouvé repreneur en 2005.

Ce village est connu par son Bricabrac qui est l'une des premières brocantes de France.
Nicolas Sonveau contribue de manière déterminante à la vie économique locale. Non seulement il a maintenu ce service de proximité mais il a su le développer.

Le boulanger s’est mis au rythme de la vie locale qu’il connaissait déjà puisqu’il fit son apprentissage à Saint-Fargeau.
Malgré ce retour aux sources, le parcours de ce boulanger pâtissier est peu ordinaire.
Artisan voyageur pourrait être sa carte de visite. En passant par de grandes enseignes comme Fauchon, la Maison du Chocolat, il partit 18 ans à l’étranger pour parfaire ses connaissances professionnelles. Principalement aux Etats-Unis mais aussi en Arabie Saoudite. « Je suis revenu aussi parce que nous avons la chance de vivre dans un beau Pays »

Enfant du pays, il revint aux portes de la Puisaye avec ses enfants bilingues âgés d’alors 7 et 5 ans mais aussi avec des recettes de cookies rapportées de son périple anglo-saxon.
Gâteaux qui enchantent les enfants, les adolescents comme les adultes ; et les chocolate chip cookies, les Mézillois en raffolent !

Sa renommée s'étend maintenant bien au-delà de la commune puisque le boulanger a créé il y a 5 ans « Salé – Sucré » à Toucy qui fait office de salon de thé.
Un agrément de pains, de pâtisseries, viennoiseries régionales, spécialités pâtissières, macarons, confiseries, glaces et petits fours salés qui flatte les papilles.
Un espace convivial réservé parfois à des réunions associatives.
Vous y trouverez une originalité, pour prendre votre temps, une « armoire culturelle » est consacrée aux échanges de livres, de CD et DVD … l’instant d’une pause et d’une mise en bouche bien entendu.

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Pour réaliser son vœu, Nicolas Sonveau dut rénover et agrandir le laboratoire de production à Mézilles.

Un investissement de 200 000 € était nécessaire, dont 35 000 € de matériel.
Ce n’était compté pourtant sans une difficulté.
La boutique est localisée dans un site protégé à côté de l’église. Un monument qui constitue un attrait pour le tourisme mais qui ne permet pas toutes formes de travaux.

Son permis de construire fut refusé dans un premier temps, compromettant son projet. Mais passé par l’école de la démesure Américaine, le boulanger ne pouvait buter sur ce seul frein.
L’aide technique de Yonne Equipement et enfin des bâtiments de France pour adapter la construction furent indispensable pour lui permettre son rêve à la Française.

Pour satisfaire un consommateur toujours plus curieux mais aussi toujours plus exigeant, il fallait absolument adapter le local.
Et Nicolas Sonveau ne manque pas d’arguments, « il faut des projets dans la vie ».

Ainsi, il développe sans cesse les gammes de ses pâtisseries. « Une vitrine doit toujours être remplie, tous les jours et à toutes heures. Le client doit avoir le choix ». On ne s’étonnera pas de sa bonhomie, sa devise est « faire plaisir ».

Une vie empreinte par des heures d’un labeur passionnant et passionné

De 3 heures du matin jusqu’à 13h30. Cela fait déjà plus de 10 heures de travail discontinue en production chaque jour travaillé.
Pour ensuite faire une pause déjeuner et faire une sieste et reprendre de 16h à 18h30 pour la gestion de son entreprise. C’est un véritable sacerdoce par le dévouement que cela exige à son métier. Mieux vaut avoir un bon relationnel, avoir la fibre commerciale ; être dynamique et être véritablement passionné par sa profession pour faire 70 heures par semaine.

10 salariés se répartissent sur les deux sites. 2 ouvriers, 3 apprentis, 4 vendeuses et lui-même. Pour l’essentiel, en production à Mézilles qui achalande Toucy.

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C’est un secteur qui est un vivier d’emplois considérable.

La voie de l’apprentissage, véritable tradition dans l’artisanat alimentaire, garantit les meilleurs taux d’insertion professionnelle.
Aujourd’hui, face à la pénurie de main d’œuvre dans ce secteur, un jeune désireux de se lancer dans le métier n’aura aucune difficulté à trouver un emploi. Et juste pour le plaisir de nos sens, rappelez-vous l’effet que nous procure du pain chaud! D'abord, on se laisse envoûter par l'odeur du pain qui sort du four. Puis, on craque devant la couleur dorée des différents pains, face à la vitrine remplie de pâtisseries. C’est ensuite notre ouïe qui perçoit le croustillant de la croûte lorsque l'on saisit notre baguette. Nos papilles frétillent alors et on a déjà l'eau à la bouche avant même d'être ressortis de La Boulangerie. Ce qui se passe après dépendra de votre gourmandise !

A votre prochain passage à Mézilles, en traversant le gué les pieds dans l’eau ou le pont en grès ferrugineux du XIVème siècle au cœur du village, faites une halte gourmande à la boulangerie pâtisserie Sonveau.