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L’entreprise de construction de maisons en bois transforme le bois d’essence local, précisément le douglas qui est le matériau unique du constructeur Morvandiaux. Jean-Luc Robert, son fondateur, était menuisier salarié, lorsqu’il découvrit ce type de construction il y a 30 ans dans un magazine.
A force d’intérêt et de passion, il construit en 2003 sa propre maison qui deviendra sa référence. Il décide alors de créer sa propre activité de construction de fustes ou maisons en rondins, en juin 2006.

10 ans après, 28 maisons ont pris forme sur le site.

L’entreprise achète ses sapins à une scierie Nivernaise qui exploite des parcelles.
Les bois sont minutieusement sélectionnés et abattus manuellement par un bucheron pour éviter les marques disgracieuses des abatteuses et surtout pour préserver le cambium, la couche entre l’écorce et le bois, assurant sa protection. Les résineux écorcés sèchent alors 8 à 12 mois avant d’être travaillés. Ces troncs de 60 mètres de hauteur et d’un diamètre de 45 cm sont abattus à l’âge de 45 à 50 ans. De ces rondins, la maison est préfabriquée et est ainsi pré montée sur le site du Morvan. L’ossature est ensuite remontée sur son lieu définitif. Il faut, pour une maison de 120 m2 6 à 7 mois de construction pour 1 semaine de montage chez le client.

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L’histoire économique du Morvan se confond au secteur du bois

C’est au milieu du XVIème siècle que commence l’épopée du « flottage du bois » : Paris manquant de bois pour se chauffer, la proximité du Morvan, très boisé et situé en amont de la capitale, va permettre l’abattage et la vente de bûches par le transport du bois par voies fluviales. Les déforestations progressives pour ces besoins et ceux de l'agriculture, puis de l'industrie ont entrainé une quasi-disparition de la construction en bois massif.

Jusqu’au XIXe siècle, les forêts du Morvan était essentiellement peuplées de feuillus. Depuis les années 50, l’implantation de résineux par l’enrésinement a gagné du terrain et la région fournit aujourd’hui la majorité des sapins de Noël d’origine française.

Bois Robert revient aux origines

Originaires des pays scandinaves et de l'est, des pays de froid et de forêts, les fustes sont ces maisons en bois massif, faites d'arbres (de fûts) simplement écorcés, ajustés, et empilés. Les troncs ne sont pas calibrés et gardent leur forme naturelle, parfaitement ajustés les uns aux autres, ils forment des murs étanches.

La technique artisanale de construction des maisons en rondins bruts s'est aujourd'hui modernisée. Elle connaît une seconde jeunesse depuis 40 ans où elle revient à son berceau d'origine. On peut observer des gravures datant de 1875 de maisons en rondins empilés à Quarré-les-Tombes et à Ternant, commune Nivernaise voisine située entre les monts du Morvan et la vallée de Loire, rappelle l’entrepreneur.

Pas de course au développement, l’entreprise artisanale conserve une taille humaine et poursuit ses 2,5 constructions par an. La société qui réalise 300 000 € de chiffre d’affaires emploie 3 salariés, un charpentier en demeure, un compagnon du devoir qui reste en moyenne une année et un apprenti.

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Vivre dans une maison en bois est un choix de plus en plus prisé

Depuis 5 ans, la maison en bois n’a jamais autant augmenté en France. Il est par contre commun en Autriche, en Allemagne, en Belgique et en Suisse.
Aujourd’hui nous pouvons compter 2450 entreprises et 32 000 salariés dans ce secteur. Ce sont plus de 11% de maisons qui ont été mises en chantiers l’année dernière, soit 1 maison sur 10.

Ainsi, les mises en chantier de construction de maisons en bois auraient « plus que doublé » durant la période 2000-2010. 44 000 maisons se sont construites en 2015.
Des chiffres en progression permanente qui confirment le réel engouement des particuliers pour construire une maison en bois dans une période où la conjoncture du marché de la construction de maisons individuelles a pourtant connu une forte crise.

Un marché très localisé

Alors que 44% des entreprises n’interviennent que sur leur département, Bois Robert a une particularité qui lui est propre : un rayon de 30 kilomètres. Le Douglas utilisé provient des forêts du Morvan au cœur duquel est située l’entreprise. Ce bois est acheté dans des parcelles définies dans un rayon de 30 kilomètres et 80% de sa clientèle est localisée à même distance. Jean-Luc Robert avoue avoir fait une exception, un montage dans la Nièvre qui a dû à peine doubler cet éloignement. La transformation du bois en circuit court est indiscutablement écologique.
Le constructeur est mobilisé sur la gestion durable du massif forestier et respectueux de l’environnement puisque une maison de cet acabit se fond au paysage en 3 années.

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"Aussi, il ne faut se formaliser par de fausses idées" ajoute Jean-Luc Robert. Le budget reste le prix d’une maison traditionnelle. Il faut compter 1 600 € du mètre carré. Seulement, les maisons en bois contemporaines bénéficient d’un design et d’un confort unique.
Les formes et ouvertures sont illimitées pour apporter une luminosité et une étroite connivence avec la nature environnante.

http://www.bois-robert.fr

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